Résumé des séances


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Séance 1 (Raphaël Millière)

La séance a été consacrée à la présentation du séminaire et à un exposé introductif sur l'histoire et l'interdéfinition de la métaphysique et de l'ontologie. La courte discussion qui a suivi portait principalement sur le problème de l'unité de la métaphysique, aussi bien d'un point de vue historique que d'un point de vue doctrinal dans le cadre de la "fragmentation des problèmes" qui résulte de la méthode analytique.

Handout de l'exposé

Séance 2 (Michele Salimbeni)

La séance a consisté en une introduction au réalisme modal de David Lewis. Les principaux aspects de cette théorie controversée mais très influente ont été présentés. La discussion a principalement porté sur la survenance humienne (notamment sur la relation entre les points d'espace-temps et les qualités qui surviennent sur ces points), sur l'existence de mondes possibles immatériels, sur la plénitude, sur la causalité transmondaine, et enfin sur la justification (méta-ontologique) de l'hypothèse du réalisme modal.

Handout de l'exposé

Enregistrement audio de l'exposé (mp3, 105 Mo)

Séance 3 (Michele Salimbeni)

Durant cette séance, Michele Salimbeni a détaillé quelques aspects importants du réalisme modal lewisien. Il a notamment précisé le refus de l'identité transmondaine et la question corollaire des contreparties. Les axiomes de la sémantique de Lewis ont été examinés (cf. handout). La discussion a porté notamment sur : le problème du mode de connaissance des mondes possibles ; le caractère fallacieux de l'analogie avec Galilée et avec le mathématicien ; le problème de l'utilisation soi-disant réductionniste de la méréologie ; le problème de la relation de similarité entre les contreparties.

Handout de l'exposé

Enregistrement de l'exposé (mp3, 207 Mo)

Enregistrement de la discussion (mp3, 90 Mo)

Séance 4 (Thibaut Giraud)

Cette séance était consacrée à l'approche combinatorialiste de la modalité, depuis ses origines tractatusiennes chez Wittgenstein, en passant par son développement rigoureux chez Carnap, jusqu'à sa récupération récente chez David Armstrong. La méthode et les principales difficulté du combinatorialisme ont été présentées, en mettant l'accent sur la puissance de l'ontologie amstrongienne. La discussion a porté principalement sur la questions des états de choses négatifs et des "vérifacteurs fictifs", sur les problèmes liés à l'adoption du modèle de la logique de premier ordre (impossibilité de rendre compte de la contradiction, du vague, etc.), sur la question des règles et postulats de significations, enfin sur le problème chez Armstrong de l'impossibilité de donner un exemple concret de l'état de chose symbolisé par "Fa".

Handout de l'exposé

Enregistrement de l'exposé (mp3, 160 Mo)

Enregistrement de la discussion (mp3, 100 Mo)

Séance 5 (Michele Salimbeni)

La séance était consacrée à l'ouvrage récent de Takashi Yagisawa, Worlds and Individuals (OUP, 2010), qui défend une forme de réalisme modal hétérodoxe, admettant à la fois les individus transmondains et les mondes impossibles. La discussion a porté sur les difficultés et les points de flottement de cette théorie, notamment sur l'existence de "parties modales" des individus analogues aux parties temporelles des quadridimensionalistes, et corrélativement sur une éventuelle "cinquième dimension modale".

Handout de l'exposé

Enregistrement de la séance (267 Mo)

Séance 6 (Yann Schmitt)

La séance portait sur les théories actualistes et abstractionnistes de la modalité, et à leurs avantages par rapport aux théories concrétistes comme celle de Lewis. Les rapports entre essence et modalité (Fine et Lowe) ont été aussi examinés. Les questions ont porté sur les problèmes liés à la détermination des propriétés essentielles et sur la substitution de celles-ci à une essence irréductible ; sur les difficultés de l'admission de la différence entre chaque particulier et tous les autres à titre de propriétés essentielles (contre Fine) ; sur la place des objets fictifs dans les théories abstractionnistes.

Texte de l'exposé (© Yann Schmitt)

Enregistrement de l'exposé (mp3, 241 Mo)

Enregistrement de la discussion (mp3, 45 Mo)

Séance 7 (Martin Fortier)

La séance était consacrée à un résumé critique d'Après la finitude de Quentin Meillassoux. L'ensemble de la progression argumentative de ce livre court mais extrêmement dense a été parcouru, en portant une attention particulière à la méthode de l'auteur et à ses faiblesses. La discussion a porté principalement sur : le rapport de Meillassoux à la philosophie analytique, les divers problèmes liés à l'utilisation du théorème de Cantor et à la réflexion probabiliste sur un ensemble infini, la distinction du pensable et du possible, les soupçons d'auto-réfutation, la faiblesse de la démonstration du principe de non contradiction.

Handout de l'exposé

Enregistrement de l'exposé (mp3, 191 Mo)

Enregistrement de la discussion (mp3, 95,6 Mo)

Séance 8 (Martin Fortier)

La séance était organisée autour de deux objectifs : d'une part l'analyse de l'isolation d'un absolu dans Après la finitude de Quentin Meillassoux, d'autre part la critique de cette procédure en vue d'isoler un absolu plus authentique. La discussion a porté sur le statut de la contradiction pragmatique du réalisme dogmatique dans Après la finitude, sur la réfutation du corrélationisme fort par le matérialisme spéculatif, ainsi que sur les thèses soutenues par Martin Fortier : en quoi sa solution est-elle un scepticisme intégral, voire un quiétisme, quel rôle accorde-t-il au concept de vérité, quel est le sens du concept d'absolu, enfin peut-on admettre les conséquences pratiques qui ont été évoquées à la fin de l'exposé ?

Handout de l'exposé

Enregistrement de l'exposé (mp3, 163 Mo)

Enregistrement de la discussion (mp3, 141,6 Mo)

Séance 9 (Michele Salimbeni)

Cette séance, un peu particulière, était consacrée aux recherches personnelles de Michele Salimbeni sur une théorie modale de la perception. Elle était ponctuée d'extraits de films d'Antonioni, Welles et de Michele Salimbeni lui-même, qui est aussi cinéaste.

Enregistrement de l'exposé (mp3, 123 Mo)

Enregistrement de la discussion (mp3, 108 Mo)

Séance 10 (Thibaut Giraud et Raphaël Millière)

Cette double séance était consacrée à la question épineuse de la contingence en insistant sur les problèmes qu'elle soulève en logique temporelle et en logique modale. Le premier exposé était consacré au problème des futurs contingents, depuis Aristote et l'argument dominateur de Diodore Cronos jusqu'aux différents systèmes de logique temporelle d'A.N. Prior. Le second exposé faisait le point sur le problème de l'orientation "nécessitariste" de la logique modale quantifiée standard et sur différentes manières dont on peut y répondre.

Handout de l'exposé de R. Millière sur les futurs contingents

Handout de l'exposé de T. Giraud sur la contingence dans la logique modale quantifiée

Enregistrement de l'exposé de R. Millière

Enregistrement de l'exposé de T. Giraud

Séance 11 (Raphaël Millière)

Cette séance de rentrée était consacrée à la question canonique de la métaphysique occidentale depuis Leibniz, "Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?". L'exposé consistait en un parcours des traitements contemporains de la question, en insistant sur ses reformulations modales. Le texte intégral de l'exposé est disposible.

Texte intégral de l'exposé

Enregistrement de l'exposé (196 Mo)

Enregistrement de la discussion (55 Mo)

Séance 12 (Louis Morelle)

Louis Morelle a présenté une vaste synthèse du courant que l'on a pris l'habitude de subsumer sous le label "réalisme spéculatif". Il a surtout insistant sur l'ontologie objectuelle de Graham Harman, en présence de celui-ci qui a dit quelques mots de sa perspective. Tristan Garcia, également présent, a aussi donné son point de vue lors de la discussion.

Texte intégral de l'exposé

Enregistrement de l'exposé (l'intervention de Harman se trouve à la fin - 140 Mo)

Enregistrement de la discussion (163 Mo)

Séance 13 (Thibaut Giraud)

Thibaut Giraud a présenté le texte de K. Mulligan, P. Simons et B. Smith, "Truth-Makers".

Handout de la présentation

Exposé et discussion (257 Mo)

Séance 14 (Victor Béguin et Olga Kobenko)

Victor Béguin a présenté l'oeuvre originale de Stanislas Breton, et en particulier son ouvrage Du Principe où il développe une nouvelle métaphysique du principe. Olga Kobenko a présenté l'oeuvre méconnue et polymorphe d'Alexei Losev, un philosophe russe de l'époque soviétique proche de la phénoménologie et du néoplatonisme.

Texte intégral de l'exposé de Victor Béguin

Exposé de Victor Béguin (170 Mo)

Exposé d'Olga Kobenko (170 Mo)

Séance 15 (Baptiste Le Bihan)

Baptiste Le Bihan a introduit les principaux débats de la philosophie contemporaine du temps, en insistant sur l'importance de la distinction de McTaggart entre série A et série B pour classer les différentes positions actuelles.

Séance 16 (Raphaël Millière)

L'intervention consistait en une introduction à l'étude de la topologie du temps, en reprenant principalement les travaux classique de William Newton-Smith (The Structure of Time, 1980).

Texte intégral de l'exposé

Séance 17 (collectif)

Séance collective la distinction endurantisme/perdurantisme et sur la question des parties temporelles.

Séance 18 (Frédéric Nef)

Séance sur la théorie des tropes et le texte de D.C. Williams, "The Elements of Being"

Séance 19 (Raphaël Millière)

La séance consistait en une introduction générale à l'ontologie de Roman Ingarden.

Texte intégral de la présentation

Enregistrement de l'exposé (271 Mo)

Séance 20 (Patricia Limido-Heulot)

Patricia Limido-Heulot a présenté le thème du porteur de propriété chez Ingarden.

Handout de l'exposé

Enregistrement de l'exposé (250 Mo)

Séance 21 (Thibaut Giraud)

Première séance sur le néo-meinongianisme : rappels historiques et présentation générale.

Handout de l'exposé

Enregistrement de la première partie (142 Mo)
Enregistrement de la seconde partie (81 Mo)

Séance 22 (Thibaut Giraud)

Seconde séance sur le néo-meinongianisme : la théorie d'Edward Zalta, présentation et applications.

Handout de l'exposé

Enregistrement de l'exposé (182 Mo)

Séance 23 (Tristan Garcia)

Reprenant les thèses de Twardowski puis du Meinong de la Gegenstandtheorie, nous proposerons d'identifier une position métaphysique élaborée chez certains disciples de Brentano, au tournant du XIXe et du XXe siècle: la défense d'une contrainte ontologique faible, aboutissant à une conception de l'objet en deçà même de l'être. La formulation de cette contrainte ontologique faible passe par la formule: "Il y a des objets dont il est vrai de dire qu'il n'y a pas de tels objets."
Constatant que c'est au contraire la défense d'une contrainte ontologique forte, identifiée au principe de non-contradiction, qui est devenue l'orthodoxie dans la grande tradition analytique, après les attaques de Russell contre Meinong, nous proposerons de renouer avec l'idéal d'une tinologie ultra-accueillante, à contrainte ontologique faible.
Ce faisant, nous ne reprendrons pourtant pas à notre compte l'intégralité du programme meinongien ou néomeinongien (Edward N. Zalta, Richard Sylvan); localisant au contraire trois contraintes ontologiques résiduelles dans la Gegenstandtheorie (l'objet enchaîné à la représentation ou à la connaissance; un cadre spatiotemporel rigide; une classification hiérarchique), nous livrerons à la discussion le programme d'une autre théorie de l'objet, qui permettrait de redonner sens à une véritable dé-détermination des entités. À cette fin, nous distinguerons notamment avec soin la chose (équivalent à l'etwas ou à l'aliquid) et l'objet, en introduisant progressivement à quelques thèses de notre ouvrage récemment publié, Forme et objet. un traité des choses.

Texte de l'exposé

Enregistrement de l'exposé (151 Mo)

Séance 24 (Anna Zielinska)

Cette séance a consisté en une présentation du réisme de Kotarbinski.

Handout de l'exposé

Séance 25 (Bogdan Rusu)

Cette séance était consacrée à Bradley et à son fameux argument contre les relations, trop souvent déformé dans la tradition analytique.

Enregistrement de l'exposé (132 Mo)

Enregistrement de la discussion (118 Mo)